Bateauthèque

16.03 – 13.06.2021
MEG Musée d’ethnographie de Genève
Performance le dimanche 13 juin à 16h00, réservations

Dans le cadre de sa réorientation stratégique, le MEG a engagé un processus décolonial. Pour alimenter sa réflexion et permettre au plus grand nombre de comprendre et s’approprier ces enjeux, le MEG a invité l’artiste Marie van Berchem à présenter son installation «La bateauthèque: savoirs en chantiers» dans le Foyer du Musée.

Cette installation est une ressource participative qui aborde la pensée décoloniale, critique, anti-raciste, féministe et écologiste par les écrits et la parole. L’artiste présente ainsi le point de départ de son travail: «En découvrant l’histoire d’un ancêtre qui avait armé quatre bateaux d’esclaves dans la traite transatlantique du 18e siècle, j’ai embarqué pour un voyage transformatif avec cet objectif poétique: Je descends d’un vieil arbre encombrant. Je vais prendre son bois et construire un bateau».

L’œuvre de Marie van Berchem permet ainsi à chacun de se confronter à la question décoloniale. Créée en 2017, la «Bateauthèque» présente dans son espace une sélection d’ouvrages consultables sur place mais également, pour la plupart, empruntable à la bibliothèque du MEG. Elle servira également de lieu d’accueil d’un cycle de conférences pour donner des pistes de compréhension de la problématique décoloniale

Bulle Rose no 6 – Échec Yalta

15.06 – 30.09.2021
Parc des Bastions, Genève

Le jeu d’échec peut être vu comme une représentation schématique du monde et de nos interactions quotidiennes. Nous utilisons les cases de l’espace public selon les assignations qui nous constituent : le genre*, l’orientation sexuelle, la classe sociale, la “race”, l’origine, les croyances, l’âge, la condition physique…

Notre intervention joue avec l’impact des couleurs et des formes sur notre perception d’un objet ou d’un espace et sur notre façon d’interagir avec lui. Le jeu d’échec Yalta se joue à trois joueurs. Cette version permet de renverser la binarité omniprésente (homme/femme, bleu/rose, bien/mal, noir/blanc, pour/contre…) : en jouant, nous reconfigurons notre mode de pensée et d’interaction habituel.

Par une esthétique naïve et ludique, nous introduisons une perturbation des règles qui formatent l’espace public. Notre intervention fonctionne comme un outil pour amener de nouvelles populations à utiliser le lieu, à s’intéresser aux échecs et à s’y sentir légitimes. À travers ce geste créatif, nous souhaitons ouvrir un espace d’apprentissage et d’échange sur notre société et ses codes. Questionner ensemble les conditionnements dont nous avons hérités, qui sont présents dans les échecs et que nous vivons dans la réalité.

Nous espérons amener le public à des réflexions et à se laisser prendre au jeu.

Suivez le programme estival d’activités sur geneve.ch/fr/actualites/dossiers-information/objectif-zero-sexisme-ville et instagram.com/labulle____rose

Premier atelier le 3 juillet plus d’infos tout bientôt !